PER
Combien verser sur votre PER ? Le calcul, pas à pas
Verser sur un PER pour payer moins d'impôt, tout le monde en a entendu parler. La vraie question est ailleurs : combien verser ? La réponse tient dans votre plafond de déduction, et ce plafond cache quelques subtilités, que l'on regarde ici avec un exemple chiffré.
- Vos versements sur un PER individuel se déduisent de votre revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel.
- Pour un salarié, ce plafond vaut 10 % de ce qu’il a gagné l’année précédente, avec un minimum et un maximum.
- Si votre employeur verse déjà pour votre retraite, votre plafond est réduit d’autant.
- Ce que vous n’utilisez pas une année n’est pas perdu : vous pouvez l’utiliser plus tard.
Le principe : un versement, moins d’impôt
Quand vous versez de l’argent sur un PER individuel, vous pouvez le retirer de vos revenus déclarés aux impôts, sous certaines conditions. Vous êtes alors imposé sur un montant plus faible, et vous payez moins d’impôt.
Mais il y a une limite : chaque année, vous ne pouvez déduire qu’un certain montant, appelé plafond. Il dépend de votre métier et de vos revenus.
Combien pouvez-vous déduire ?
Si vous êtes salarié, la règle de base est simple : chaque année, vous pouvez déduire jusqu’à 10 % de ce que vous avez gagné l’année précédente.
À lire aussiPER individuel : fonctionnement, fiscalité et sortie à la retraiteLe fisc ne part pas exactement de votre salaire, mais d’un montant un peu plus bas : il en retire d’office 10 % pour vos frais de travail. Si ce montant retenu est de 50 000 €, vous pouvez donc déduire jusqu’à 5 000 €.
Deux garde-fous complètent la règle :
- même avec de petits revenus, ou sans revenus, vous pouvez toujours déduire au moins 4 710 €
- avec de très hauts revenus, la déduction s’arrête à 37 680 €
Ces deux montants valent pour les versements de 2026 et changent un peu chaque année. Bonne nouvelle : vous n’avez rien à calculer, votre plafond est écrit sur votre avis d’impôt.
L’exemple de Julie
Julie est salariée et vit seule. L’an dernier, le fisc a retenu 80 000 € de revenus pour elle : elle peut donc déduire jusqu’à 8 000 € cette année.
Elle verse ces 8 000 € sur son PER. Le fisc ne la taxe plus que sur 72 000 €, au lieu de 80 000 €.
Combien d’impôt économise-t-elle ? L’impôt fonctionne par paliers : plus on gagne, plus les derniers euros sont taxés. Chez Julie, ces derniers euros sont taxés à 30 % (ce qu’on appelle la tranche marginale d’imposition) : 8 000 € retirés lui font donc payer 2 400 € d’impôt en moins.
- Ce que Julie a mis de côté pour sa retraite : 8 000 €
- L’impôt qu’elle ne paie pas : 2 400 €
- Ce que cela lui a réellement coûté : 5 600 €
Plus votre palier est élevé, plus l’économie est grande : à 11 %, les mêmes 8 000 € ne feraient gagner que 880 €. C’est un calcul simplifié, pour une personne seule sans autre revenu.
L’abondement de l’employeur, le point qu’on oublie
Une partie de votre plafond peut déjà être utilisée par votre entreprise. C’est le cas quand votre employeur verse de l’argent sur votre épargne retraite d’entreprise, ce qu’on appelle un abondement, ou cotise pour vous à une retraite d’entreprise.
Reprenons l’exemple de Julie : si son employeur a versé 4 000 € sur son épargne retraite l’an dernier, ces 4 000 € sont retirés de son plafond. Elle ne peut plus déduire que 4 000 € cette année, au lieu de 8 000 €.
Trois astuces pour bien utiliser votre plafond
Ce que vous n’utilisez pas se reporte
Si vous ne déduisez pas tout votre plafond une année, le reste n’est pas perdu : vous pouvez l’utiliser les années suivantes. Vous avez cinq ans pour les plafonds de 2026 et des années suivantes, trois ans pour les plus anciens.
Quand vous versez, c’est d’abord le plafond de l’année qui est utilisé, puis les restes des années passées, en commençant par le plus ancien. Pratique pour verser davantage une année, après une prime ou une augmentation par exemple.
Votre avis d’impôt
Vos plafonds disponibles figurent sur votre avis d’impôt sur le revenu, en dernière page, à la rubrique « Plafond épargne retraite ». Encore faut-il savoir les lire, et vérifier qu’ils correspondent bien à votre situation.
En couple, additionnez vos plafonds
Si vous êtes mariés ou pacsés, vous pouvez additionner vos deux plafonds : l’un de vous peut alors verser et déduire pour deux. C’est souvent intéressant quand l’un gagne beaucoup plus que l’autre.
Et si vous êtes indépendant ?
Si vous êtes artisan, commerçant ou en profession libérale, votre plafond est calculé autrement, sur votre bénéfice, et il est souvent plus élevé. Pour les versements de 2026, il va de 4 806 € à 88 911 €.
En revanche, ce plafond ne se reporte pas d’une année sur l’autre et ne s’additionne pas avec celui de votre conjoint, sauf si vous choisissez la règle des salariés. Le bon choix dépend de votre situation : c’est un point à voir avec un conseiller.
Avant tout, une épargne retraite
Le PER n’est pas seulement un outil pour payer moins d’impôt : c’est d’abord une épargne pour votre retraite. Les sommes versées restent en principe bloquées jusqu’à votre retraite, sauf dans quelques cas prévus par la loi, comme l’achat de votre résidence principale.
L’avantage d’aujourd’hui a une contrepartie : quand vous récupérerez cet argent, il pourra être imposé. Mieux vaut donc penser à votre niveau d’impôt actuel, mais aussi à celui que vous aurez à la retraite.
Enfin, les versements faits à partir de 70 ans ne sont plus déductibles. Une raison de plus pour utiliser vos plafonds avant cet âge.
En résumé
Pour bien utiliser votre PER, il ne suffit pas de verser en fin d’année. Il faut :
- connaître votre plafond disponible, sur votre avis d’impôt
- vérifier ce que votre employeur verse déjà pour votre retraite
- adapter le montant à votre niveau d’impôt et à vos projets
Envie de savoir combien verser sur votre PER ? Parlons-en, avec un conseiller : 03 80 24 75 15 ou contact@invest-enligne.com. Et pour consulter les contrats PER que nous proposons, créez votre espace : vous les retrouverez dans votre tableau de bord.
Avertissement. Communication à caractère promotionnel. Cet article a une vocation informative et pédagogique ; il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation, ni un conseil fiscal. Tout investissement comporte un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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